Le risque de désinsertion augmente fortement après un arrêt de travail de plus de 3 mois.
Un problème de santé, un accident, une maladie qui dure : et c'est parfois tout un parcours professionnel qui vacille. La prévention de la désinsertion professionnelle (PDP) est l'un des cinq axes de notre mission. Notre objectif : repérer les fragilités au plus tôt et mobiliser le maintien en emploi, avant la rupture.
On parle de désinsertion professionnelle lorsqu'un salarié, en raison d'un problème de santé (maladie, accident, handicap, usure), risque de perdre son emploi ou de ne plus pouvoir l'exercer dans les mêmes conditions.
Le plus souvent, le risque se construit pendant un arrêt de travail prolongé : plus l'arrêt se prolonge, plus le retour devient difficile. Anticiper, c'est garder ouvertes toutes les solutions — aménagement de poste, reclassement, formation — pendant qu'il est encore temps d'agir. C'est tout le sens de la démarche de maintien en emploi que nous coordonnons avec le salarié, l'employeur, le médecin-conseil et nos partenaires.
Le risque de désinsertion augmente fortement après un arrêt de travail de plus de 3 mois.
Salarié, employeur, service de santé au travail et médecin-conseil : le maintien en emploi se construit ensemble.
Plus on agit tôt, plus les solutions sont nombreuses. La pré-reprise change tout.
Employeur, manager, collègue ou salarié lui-même : chacun peut repérer une situation à risque. Un signal isolé n'est pas un diagnostic, mais il justifie d'en parler à votre service de santé au travail.
Un arrêt long ou des absences répétées pour raison de santé : le premier indicateur d'un risque de décrochage de l'emploi.
Affection de longue durée, pathologie évolutive, suites d'un cancer : un suivi de santé qui interroge la tenue du poste sur la durée.
Le poste devient difficile à tenir, des restrictions médicales apparaissent : il faut anticiper plutôt que subir l'avis d'inaptitude.
Pénibilité, gestes répétitifs, troubles musculo-squelettiques : une usure qui s'installe et limite peu à peu l'exercice du métier.
Épuisement, perte de sens, anxiété au retour : la santé mentale pèse aussi sur la capacité à se maintenir dans l'emploi.
Appréhension du salarié, poste inchangé, doute de l'employeur : autant de signaux qu'une reprise sans préparation risque d'échouer.
Une démarche progressive, coordonnée entre le salarié, l'employeur et nos équipes pluridisciplinaires, pour transformer une situation à risque en maintien réussi.
Détecter la situation à risque le plus tôt possible : signalement par l'employeur, le salarié, le médecin traitant ou repérage lors d'une visite. Plus l'alerte est précoce, plus le champ des solutions reste ouvert.
Pendant l'arrêt, le médecin du travail fait le point avec le salarié et prépare le retour : il évalue la compatibilité du poste et anticipe les aménagements ou les démarches nécessaires.
Adapter le poste, l'organisation ou les horaires : aménagements ergonomiques, temps partiel thérapeutique, essai encadré pour tester une solution avant la reprise officielle.
Sécuriser le retour et l'inscrire dans le temps : suivi du salarié, mobilisation de la RQTH ou d'un reclassement si besoin, coordination avec nos partenaires du maintien en emploi.
Organisée pendant l'arrêt de travail, à l'initiative du salarié, du médecin traitant ou du médecin-conseil. Elle permet d'anticiper le retour, d'envisager les aménagements et d'éviter une inaptitude évitable. Un rendez-vous clé, trop souvent demandé trop tard.
En savoir plus, côté salarié →Pendant l'arrêt, le salarié teste son poste — ou un poste aménagé — sur quelques jours, sans rompre son indemnisation. Un sas grandeur réelle pour vérifier qu'une reprise est possible et ajuster la solution avant qu'elle ne devienne définitive.
Mettre en place un essai encadré →La Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé ouvre l'accès à des aides à l'aménagement et à des appuis spécialisés. Nous informons le salarié, l'orientons dans sa démarche et travaillons avec lui sur les solutions concrètes au poste.
Comprendre la RQTH →Notre cellule de Prévention de la Désinsertion Professionnelle coordonne les situations complexes : médecin du travail, infirmier, assistant social et partenaires (Cap emploi, Sameth, Assurance maladie) construisent ensemble un parcours de maintien sur-mesure.
Solliciter la cellule PDP →Un arrêt qui se prolonge, un poste difficile à tenir, un retour à préparer : notre cellule de prévention de la désinsertion vous rappelle pour construire, avec vous, la solution de maintien adaptée.