Prévention › Désinsertion professionnelle

Prévenir la désinsertion : agir tôt, agir ensemble

Un problème de santé, un accident, une maladie qui dure : et c'est parfois tout un parcours professionnel qui vacille. La prévention de la désinsertion professionnelle (PDP) est l'un des cinq axes de notre mission. Notre objectif : repérer les fragilités au plus tôt et mobiliser le maintien en emploi, avant la rupture.

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Cellule PDP pluridisciplinaire Maintien en emploi
De quoi parle-t-on ?

Qu'est-ce que la désinsertion professionnelle ?

On parle de désinsertion professionnelle lorsqu'un salarié, en raison d'un problème de santé (maladie, accident, handicap, usure), risque de perdre son emploi ou de ne plus pouvoir l'exercer dans les mêmes conditions.

Le plus souvent, le risque se construit pendant un arrêt de travail prolongé : plus l'arrêt se prolonge, plus le retour devient difficile. Anticiper, c'est garder ouvertes toutes les solutions — aménagement de poste, reclassement, formation — pendant qu'il est encore temps d'agir. C'est tout le sens de la démarche de maintien en emploi que nous coordonnons avec le salarié, l'employeur, le médecin-conseil et nos partenaires.

+ de 2,5 M

Le risque de désinsertion augmente fortement après un arrêt de travail de plus de 3 mois.

4 acteurs

Salarié, employeur, service de santé au travail et médecin-conseil : le maintien en emploi se construit ensemble.

Notre conviction

Plus on agit tôt, plus les solutions sont nombreuses. La pré-reprise change tout.

Repérer pour agir

Les signaux d'alerte à ne pas laisser passer

Employeur, manager, collègue ou salarié lui-même : chacun peut repérer une situation à risque. Un signal isolé n'est pas un diagnostic, mais il justifie d'en parler à votre service de santé au travail.

Arrêt de travail qui se prolonge

Un arrêt long ou des absences répétées pour raison de santé : le premier indicateur d'un risque de décrochage de l'emploi.

Maladie chronique ou évolutive

Affection de longue durée, pathologie évolutive, suites d'un cancer : un suivi de santé qui interroge la tenue du poste sur la durée.

Restrictions ou inaptitude pressentie

Le poste devient difficile à tenir, des restrictions médicales apparaissent : il faut anticiper plutôt que subir l'avis d'inaptitude.

Usure professionnelle

Pénibilité, gestes répétitifs, troubles musculo-squelettiques : une usure qui s'installe et limite peu à peu l'exercice du métier.

Fragilité psychologique

Épuisement, perte de sens, anxiété au retour : la santé mentale pèse aussi sur la capacité à se maintenir dans l'emploi.

Reprise qui s'annonce difficile

Appréhension du salarié, poste inchangé, doute de l'employeur : autant de signaux qu'une reprise sans préparation risque d'échouer.

Notre méthode

Notre approche en 4 temps

Une démarche progressive, coordonnée entre le salarié, l'employeur et nos équipes pluridisciplinaires, pour transformer une situation à risque en maintien réussi.

Temps 1

Repérage

Détecter la situation à risque le plus tôt possible : signalement par l'employeur, le salarié, le médecin traitant ou repérage lors d'une visite. Plus l'alerte est précoce, plus le champ des solutions reste ouvert.

Temps 2

Visite de pré-reprise

Pendant l'arrêt, le médecin du travail fait le point avec le salarié et prépare le retour : il évalue la compatibilité du poste et anticipe les aménagements ou les démarches nécessaires.

Temps 3

Aménagement & essai encadré

Adapter le poste, l'organisation ou les horaires : aménagements ergonomiques, temps partiel thérapeutique, essai encadré pour tester une solution avant la reprise officielle.

Temps 4

Maintien dans la durée

Sécuriser le retour et l'inscrire dans le temps : suivi du salarié, mobilisation de la RQTH ou d'un reclassement si besoin, coordination avec nos partenaires du maintien en emploi.

Les bons leviers

Outils & dispositifs de maintien en emploi

Visite de pré-reprise

Organisée pendant l'arrêt de travail, à l'initiative du salarié, du médecin traitant ou du médecin-conseil. Elle permet d'anticiper le retour, d'envisager les aménagements et d'éviter une inaptitude évitable. Un rendez-vous clé, trop souvent demandé trop tard.

En savoir plus, côté salarié →

Essai encadré

Pendant l'arrêt, le salarié teste son poste — ou un poste aménagé — sur quelques jours, sans rompre son indemnisation. Un sas grandeur réelle pour vérifier qu'une reprise est possible et ajuster la solution avant qu'elle ne devienne définitive.

Mettre en place un essai encadré →

RQTH

La Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé ouvre l'accès à des aides à l'aménagement et à des appuis spécialisés. Nous informons le salarié, l'orientons dans sa démarche et travaillons avec lui sur les solutions concrètes au poste.

Comprendre la RQTH →

Cellule PDP

Notre cellule de Prévention de la Désinsertion Professionnelle coordonne les situations complexes : médecin du travail, infirmier, assistant social et partenaires (Cap emploi, Sameth, Assurance maladie) construisent ensemble un parcours de maintien sur-mesure.

Solliciter la cellule PDP →
Questions fréquentes

Vos questions sur le maintien en emploi

Quand demander une visite de pré-reprise ?
Dès que le retour au travail s'annonce incertain, et idéalement le plus tôt possible pendant l'arrêt. Elle peut être demandée par le salarié, son médecin traitant ou le médecin-conseil de l'Assurance maladie. C'est le moment privilégié pour anticiper les aménagements et éviter qu'un avis d'inaptitude ne ferme les options.
Qui peut signaler une situation à risque de désinsertion ?
Tout le monde, à son niveau : le salarié lui-même, l'employeur, un manager, le médecin traitant ou le médecin-conseil. En tant qu'employeur, vous pouvez nous alerter sur un arrêt qui se prolonge ou un poste devenu difficile à tenir. Le repérage précoce est le premier levier d'un maintien réussi.
L'essai encadré, comment ça fonctionne concrètement ?
Pendant l'arrêt de travail, le salarié vient tester son poste — ou un poste adapté — sur une courte période, tout en conservant son indemnisation. Cela permet de vérifier en conditions réelles qu'une reprise est possible et d'ajuster les aménagements. La démarche se met en place avec l'accord du salarié, de l'employeur et du médecin du travail.
La RQTH est-elle obligatoire pour bénéficier d'un maintien en emploi ?
Non. Le maintien en emploi s'organise quelle que soit la situation. La RQTH n'est pas une obligation : c'est une reconnaissance qui ouvre des droits et des aides supplémentaires (aménagements, appuis spécialisés). Nous informons le salarié et l'accompagnons s'il souhaite engager la démarche, qui reste à son initiative.
Agir tôt, agir ensemble

Une situation de fragilité ? N'attendez pas pour en parler

Un arrêt qui se prolonge, un poste difficile à tenir, un retour à préparer : notre cellule de prévention de la désinsertion vous rappelle pour construire, avec vous, la solution de maintien adaptée.

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